Le Dévil passion rillettes (Tours) !

On sait, c’est bon.

Le sex-appeal de Tours est discutable, surtout quand on élit comme patrimoine gastronomique : les Rillettes… mais nous allons travailler, ensemble, main dans la main, pour ressortir plus forts et plus indulgents de cette expérience.

Allons donc faire un tour à Tours ! (badum tss) (j’ai été forcée par la stagiaire)

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L’éléphant FRITZ

C’est l’histoire d’un cirque pas très très cool qui a offert la dépouille de son éléphant devenu fou à la ville de Tours.

Street credibility : +100. 

Exploité dès son plus jeune âge par la compagnie américaine de cirque Barnum & Bailet, l’éléphant Fritz n’a pas eu le luxe de vivre d’amour et d’eau fraiche… Très vite maltraité pour répondre au besoin de divertissement du public de 1873, il entamera une tournée européenne et mourra lors d’un défilé en 1902 dans la « charmante » ville de Tours. Devenu incontrôlable, épuisé par des trajets loin d’être en 1ère classe et un apprentissage par la crainte, le pachyderme s’éteindra par strangulation collective (…sympa les activités du bourg mais les ventes de crêpes c’est bien aussi…)

Aujourd’hui devenu déclic de défense du bien-être animal, la dépouille de l’animal repose dans le jardin du Musée des Beaux-Arts. Une triste oeuvre dont on se serait bien passé… c’est quand même hyper creepy de garder un animal empaillé… et puis mourir à TOURS quoi……. #RipFritz

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Le pont Wilson

Tours, 1789. Tours, 1940. Tours, 1978.

Le pont Wilson avait pour seul job de tenir. Plotwist : il s’est, à 3 reprises, effondré (on dirait moi en acrosport…).

Le 9 Avril 1978, l’agonie s’étend sur plusieurs heures où les pierres tombent les unes après les autres dans la Loire, au plus grand désespoir des tourangeaux impuissants qui ne retiennent plus leurs larmes…

Comme l’a dit une grande philosophe du 21ème siècle : « Ne retiens pas tes larmes, laisse aller ton chagrin, c’est une page qui se tourne et tu n’y peux rien. »

Les journalistes locaux sont mobilisés : Wilson, dans sa chute, n’a emporté aucune victime si ce n’est les câbles téléphoniques et les canalisations, plongeant alors Tours dans un chaos sans précédents (j’exagère un peu)

Un référendum actera la naissance d’un nouveau pont en 1982, fidèle au cachet de l’ancien, et qui on l’espère, tiendra celui-ci…

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Les maisons à pans de bois

cf. page du Devil de la meilleure ville de France : Rennes, c’est pareil mais en moins bien.

Cordialement.

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Le Vouvray

Parce que la seule solution pour oublier qu’on habite à Tours c’est : boire.

Le Vouvray est un vin non pas rouge, non pas rose, non pas bleu mais : blanc (comme ta chemise avant la pause déjeuner) ! A mi-chemin entre le jus de raisin et le vin, il accompagnera à merveilles vos après-midis Rillettes et Rillons…

Parfois « tranquille », souvent effervescent, mousseux et pétillant, sec ou demi-sec, la spécialité tourangelle se déguste depuis plus de seize siècles ! C’est à l’âne gourmand d’un moine vigneron que nous viendrait cette découverte… Un vin d’une grande fraicheur qui, au nez, exhalent des arômes d’acacia, d’agrumes et de roses.

Très préoccupés par la santé de leurs petits raisins, les vignerons manifesteront en 1980 contre la construction d’une tranchée pour la Ligne à Grande Vitesse car trop effrayés par les vibrations qui pourraient bouleverser le sommeil des vins abrités… Silence, ça pousse !

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Le château de Tours

Parfois, les promotions sur le site de la SNCF font que…. bah… on arrive à Tours, quoi.

Et si tous les mérites reviennent aux célèbres Châteaux de Chenonceau, Amboise ou Chinon, la petite ville dispose également d’un poti château datant du 11 ème siècle… Devenu centre culturel, il recevrait aujourd’hui entre 50 et 70 000 visiteurs par an ! (parait-il) (je ne crois que ce que je vois) 

Il faut avouer que le gros tas de cailloux regorge tout de même de 1001 histoires à vous raconter… D’abord forteresse royale (ça claque), château caserne (un peu moins), arsenal, prison des mendiants -interdits à cette époque….-, salle des fêtes, épicerie bio’ et kebab… il aurait même connu la venue de Jeanne d’Arc avant le siège d’Orléans ! Il se dégrade petit à petit jusqu’à devenir… rien de plus qu’un tas de pierres à extraire (de quoi farmer sale sur Minecraft).

Il faudra attendre 1980 pour qu’ENFIN, les tourangeaux se rappellent de l’existence de ce qui fusse leur château. Et si aucune princesse n’est à sauver au sommet de sa plus haute tour (;)) : tout un patrimoine historique les attend…

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La poire tappée

Si jusqu’à là, l’ambiance était pas folichonne, on peut enfin dire qu’on se fend la poire à Tours ! (lol) (toujours la stagiaire)

C’est à Rivarennes, à 30 km précisément, que l’alerte maltraitance de fruits a été lancée… Une technique ancestrale de conservation qui consiste à déshydrater la poire dans un four à bois pendant presque 130h, puis la vider de son air (et de son âme, par la même occasion) en la « tapant »

Si l’on pourrait réserver cette douce torture aux personnes qui ne se mettent pas sur la droite dans les escalators, ne répondent pas après un « bonjour » ou créent des sites qui proposent des faux png, c’est aux poires que ce traitement est exclusivement donné depuis le 19ème siècle !

Nature, en crème, en confiture, en jus, en rillettes (…) ce produit du terroir se garde jusqu’à trois ans et sans conservateur, si ce n’est son propre sucre… (ça vaudrait le coup d’essayer avec Mamie Jeaninne, tiens.)

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